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du 28 au 30 Mai 2010 à Dakar
Mosaique d'images d'artistes invités au Festival



:: Pour l’insertion socio-professionnelle des personnes handicapées (...)

:: Le ministère de la culture et du patrimoine historique classé en (...)

:: C’est parce qu’ils n’ont pas toujours l’opportunité d’être invités (...)

:: El Hadji Massiga FAYE - Le SOLEIL - Mercredi 21 Novembre (...)

:: Par Mb. NGOM - Walfadjri - Lundi 19 novembre 2007

:: Par Felix NZALE - SUD QUOTIDIEN - samedi 10 novembre (...)

Bravo les Sénégalaises en situation de handicap !

Les femmes en situation de handicap ont été à l’honneur ce 8 mars 2010. Sous la présidence effective du Chef de l’Etat, le Conseil Régional de Dakar en partenariat avec les organisations de personnes handicapées de Dakar a célébré cette année la journée internationale des femmes en mettant l’accent sur nos sœurs, mères, épouses, amies en situation de handicap.

Une action salutaire qui montre encore une fois la capacité que nous avons de nous élever vers le haut en harmonie sans oublier personne.

Les femmes en situation de handicap ont encore montré leur dynamisme et leur apport non négligeable pour renforcer le lien social et faire du Sénégal une nation inclusive qui respecte la différence et bannit l’exclusion.

Le Chef de l’Etat en présidant cette cérémonie a montré toute l’importance qu’il accorde à la promotion des libertes individuelles et aux couches vulnérables. Il est bien conscient que le développement se mesure aussi dans la possibilité que les minorités visibles ou non ont pour accéder aux services de base. Ainsi, il a décidé de renforcer les actions du gouvernement en faveur des personnes en situation de handicap.

Les sections féminines des organisations de personnes en situation de handicap en réussissant cette journée sous la houlette du Conseil régional dakarois s’inscrivent dans la lignée tracée par Sogolon Diatta, par Aline Sitoé Diatta, ces précurseurs, en quelque sorte de la lutte pour l’intégration et le respect dans la différence. Elles ont bien montré que la situation de handicap n’est pas une fatalité et ne peut en rien annihiler leur féminité.

Les sénégalaises en situation de handicap ont bien montré qu’elles peuvent être les dignes héritières de leurs aînées de Nder, de Yacine Boubou, de la Grande Royale, de toutes celles là qui se sont battues pour une meilleure société au centre de laquelle trône la femme, cet espèce qui est aux cimes des valeurs vivantes.

Désormais le 8 mars revêt encore d’autres significations on ne peut plus symboliques. Ce n’est plus seulement la fête de la femme en général et de la femme en situation de handicap, en particulier. C’est aussi un moment important, une date repère dans la marche des personnes en situation de handicap vers une société accessible, inclusive, équitable et juste à tout point de vue.

Le Théâtre Daniel Sorano qui avait l’habitude de vouer aux gémonies la personne en situation de handicap a, au moins pour cette fois, souhaité la bienvenue à cette dernière. C’est vrai cela n’a pas été facile de gravir ces obstacles architecturaux qui réduisent la situation de handicap en situation de mendicité. Mais le jeu en valait la chandelle. Il ne faut plus se mettre à l’épreuve. Il faut mettre la société en examen. Car, il y a autant de personnes en situation de handicap que la société est handicapeuse et handicapante.

Cette journée inédite, qui restera longtemps gravée dans beaucoup de mémoires, est aussi une amorce du dialogue politique. Le parti libéral au pouvoir et l’opposition qui s’incarne dans les collectivités locales ont bien discuté en paix sous l’œil vigilant de la société civile autour de la question du handicap.

Ils ont semblé dire de concert que la société sénégalaise dans toutes ses composantes ainsi que les pouvoirs publics qui la représentent ont la claire conscience qu’il faudrait développer un modèle de gouvernance inclusive qui érige la question du handicap en stratégie de développement durable.

Car, si l’école ou la case des tout petits, par exemple, sont accessibles sur le plan physique et architectural comme sur le plan cognitif et ludique, à la fille ou à l’enfant en situation de handicap quels qu’ils soient, elles deviennent, du coup plus accueillantes pour tous les autres enfants du pays. Ce qui permet de bien s’inscrire vers l’horizon des OMD en 2015 dans une dynamique intégratrice tout en réussissant l’éducation de qualité pour tous.

Ousmane Thiendella Fall Source : sur http://www.sununews.com